04 décembre 2008
un employé piétiné
La semaine dernière un commis de chez WalMart est mort piétiné alors qu’il se tenait derrière la porte d’entrée centrale à essayer de calmer la foule qui s’énervait de l’autre côté. Les clients enragés ont défoncés la porte et sont rentrés dans le magasin en troupeau, piétinant à mort le pauvre commis. Après avoir constaté le décès de l’employé, ses collègues ont annoncé à l’intercom que le magasin fermait. Les clients qui étaient en plein magasinage se mirent à protester criant qu’ils avaient attendus toute la nuit pour être les premiers à profiter des soldes et qu’il n’était pas question qu’ils quittent le magasin peu importe le nombre de mort.
C’est tout simplement ahurissant de voir jusqu’où sont prêts à aller les consommateurs avides de soldes.
23 novembre 2008
F-G-H - Des élections provinciales non désirées
Depuis le 8 novembre dernier, le Québec est en pleine campagne électorale. Nous sommes déjà rendus à mi-chemin et il ne s’est pas passé grand chose à date. C’est sûre qu’après avoir été témoins d’un événement historique lors l’élection de Barack Obama à titre de président des États-Unis, nos petites élections provinciales peuvent sembler ennuyantes. Bref, peut-être qu’on est en manque de grands leaders au Canada ou tout simplement que certaines personnes sont tannées de voter, comme les résidents de Montréal par exemple, ils vont voter pour la septième fois en cinq ans. En effet, les Québécois semblent se désintéresser de la politique ces temps-ci, d’ailleurs, personnes ne voulaient de ces élections provinciales. Mais maintenant qu’on est dedans il va falloir déterminer qui de Mario Dumont, Pauline Marois et Jean Charest réussira à attirer l’attention des Québécois. En ce moment c’est Jean Charest, chef du parti Libéral du Québec, qui se situe en tête des sondages. Il est suivi de madame Marois, chef du Parti Québécois et enfin plus loin derrière, nous retrouvons Mario Dumont, chef de l’Association démocratique du Québec. À date la seule différence avec les dernières élections, c’est que le PQ semble avoir repris sa place dans l’opposition officielle, car l’ADQ qui avait fait une percée miraculeuse en 2006, est maintenant en pleine dégringolade. Certains analystes s’attendent même à voir le chef de l’ADQ craquer sous la pression. On sent monsieur Dumont de plus en plus tendu au fur et à mesure que son parti baisse dans les sondages, il a d’ailleurs éveillé les premiers soupçons lorsqu’il a refusé d’aller sur le plateau de l’émission Tout le monde en parle sous prétexte qu’on essayerait de le piéger avec des questions truquées, il a même dit que l’émission cherchait à avantager Jean Charest. C’est donc suite à cette réaction excessive qu’on a commencé à avoir des doutes sur l’état de Mario Dumont. Pauline Marois quant à elle tentera bien entendu de remonter la pente, car le PQ est descendu bien bas en 2006. Même si elle est elle aussi victime de nombreuses critiques, sera-t-elle en mesure de prendre le pouvoir au dépends de Jean Charest ? Pour le moment rien n’est gagné. Souvent traitée de snobe, madame Marois devra sans aucun doute rassembler son parti avant tout si elle veut gagner. Les péquistes sont en proies à certaines disputes en ce moment, ce fut le cas dans le comté de l’Assomption où des péquistes se sont bousculés à la suite d’une réunion. Pour ce qui est de monsieur « Québec » Charest, il a bien l’aire d’être en bonne position pour remporter encore une fois, les élections. Il reste juste à savoir s’il pourra enfin obtenir un gouvernement majoritaire. Avec son nouveau plan pour lutter contre la crise économique, il semble être bien parti. Surtout que les électeurs n’ont sans doutes pas envies de changer le parti au pouvoir alors que nous sommes en pleine crise économique. Bref, s’il continu à parler de l’économie et du Québec, peut-être que monsieur Charest attira assez de votes pour rentrer majoritaire.
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22 novembre 2008
D - Rouler sur l'or
Lise Thibault l’ex-lieutenant-gouverneur du Québec a dépensé des sommes hallucinantes d’argent venant des contribuables lors de son mandat sous prétexte que ses déplacements étaient très coûteux vu son handicap. C’est pourquoi elle fait en ce moment l’objet d’une commission d’enquête visant à juger ses comptes. Très ironique n’est-ce pas d’avoir eu une lieutenant-gouverneur qui dépensait tant d’argent sous prétexte qu’elle était en chaise roulante, alors que Chantal Petitclerc n’a même pas reçu un sous pour ses cinq médailles d’or bravement remportées aux Jeux Paralympiques de Pékin en septembre dernier. L’injustice dont l’athlète paraplégique est victime est inexcusable. Normalement, tout athlète remportant une médaille d’or est sensé recevoir 20 000 $ du comité Olympique Canadien, il semble cependant que cette règle ne s’applique pas aux athlètes paralympiques qui ont un comité qui reçoit beaucoup moins de subventions. N’est-ce pas ridicule ? Chantal Petitclerc, contrairement à Lise Thibault, a mérité les 100 000 $ qui lui sont dus, alors que madame Thibault a dépensé beaucoup plus que ce qu’elle aurait dû sans aucun scrupule. Bien entendu, Lise Thibault est en ce moment la victime de tous les humoristes de la province et avec raison, même si elle continue de clamer son innocence. Espérons seulement que Chantal Petitclerc attirera autant les commanditaires et les subventions que Lise Thibault attire les caricatures.
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08 novembre 2008
B-C - Scandale Monsanto
Tout un combat pour Marie-Monique Robin, journaliste indépendante qui depuis les trois années a lutté contre la multinationale Monsanto. Monsanto qui a comme slogan «Nourriture, santé et espoir» a vu le jour en 1901 à Saint-Louis dans le Missouri. Cette compagnie agricole est aujourd’hui reconnu pour son développement de masse des OGM (organismes génétiquement modifiés). Depuis qu’elle existe, la compagnie d’agrochimie a provoqué de nombreux scandales au file des ans. En effet, Monsanto a intoxiqué la planète entière en utilisant des produits comme des herbicides ravageurs tel que l’agent Orange qui à longtemps été vanté comme un produit biodégradable et bon pour l’environnement alors que c’est complètement faux, ou encore des PCB (polychlorobiphényles) qui sont des polluants organiques.
Marie-Monique Robin a fait le tour du monde pour démontrer la vraie mentalité de Monsanto. Pour ce faire elle a dut enquêter au Canada, aux États-Unis, en Italie, en Norvège, au Mexique, au Paraguay et même en Inde. Partout où elle est allée, elle a vue des petites communautés en difficultés à cause de Monsanto. Les paysans font leur petites semences et on leurs champs qui suffisent à peine à les faire vivre et la stratégie de Monsanto, toujours la même, est d’acheter pleins d’hectares et de compétitionner avec ces petits agriculteurs locaux. Bien entendu lorsque Monsanto vends ses produits beaucoup moins chers, les autres concurrents ne peuvent pas suivre le rythme du marché imposé par Monsanto, ils n’ont donc d’autres choix que de délaisser leurs cultures et d’aller vivre en ville. Monsanto n’affecte pas juste ces communautés sur le plan économique, ils les empoisonnent lorsqu’il utilise ses produits toxiques dans ses champs d’OGM. Bien que Monsanto prétend depuis toujours que ses produits n’ont aucuns effets néfastes sur les humains, de nombreuses études ont démontrés le contraire suite à la contamination de pleins de région où Monsanto avait des usines ou des champs. Effectivement, nombres de villages ou de petites villes ont été contaminés aux États-Unis lorsque les usines de Monsanto ont rejetté leurs eaux toxiques aux alentours. De plus, les travailleurs de ces usines ont aussi été contaminés de façon dramatique.
Bref, que de vérités dans ce documentaire monté avec patience et détermination par Marie-Monique Robin. Elle fait cependant preuve d’humilité à l’égard de la réussite de son enquête, affirmant avoir trouver toutes les informations nécessaires sur la toile, elle dit que tous les éléments du casse-tête était là sous les yeux du monde entiers. Il suffisait juste de tous les rassembler ensemble et dans faire un tout accablant de vérités.
28 octobre 2008
A - Stéphane Dion démissionne, mais il reste
Stéphane Dion, chef du parti Libéral, a donné sa démission en tant que chef du parti, jeudi dernier. Sa conférence était très attendue puisqu’il n’avait pas parlé en public depuis la fin des élections canadiennes, où il avait subit une humiliante défaite. Lors de sa conférence, il annonça qu’il démissionnait, mais qu’il avait l’intention de rester tant et aussi longtemps qu’il n’y aurait pas d’autre chef pour prendre sa place. On peut donc dire que c’est une démission à retardement. N’oublions pas que Stéphane Dion a conduit le parti Libéral à l’une des plus importantes défaites du parti depuis de nombreuses années. Dès sa nomination en tant que chef du parti Libéral, son leadership et son charisme était mis en question. D’ailleurs tout au long de la campagne électorale, les autres partis l’ont attaqué sur ces deux points faibles. Les analystes politiques n’ont cessé de répéter que monsieur Dion n’a pas ce qu’il faut pour diriger un parti comme le parti Libéral et encore moins pour diriger le Canada. Les Canadiens ont tranché, Dion perd les élections et son poste. Le message est clair, le parti Libéral se doit d’effectuer de nombreux changements au sein du parti. Le prochain chef devra être un bon leader, charismatique et rassurant pour les Canadiens qui lui donnent leur confiance. Plusieurs candidats sont dans la course, mais parmi eux, deux ressortent du lot : Bob Ray et Michael Ignatieff. Les deux feraient un meilleur travail que Stéphane Dion, mais il ne faudrait pas que comme la dernière fois, ce soit un politicien de deuxième plan qui gagne en se faufilant entre les deux grands clans.
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