Leet Blog

22 octobre 2008

11. La fin des élections canadiennes

Les élections canadiennes sont maintenant choses du passé et nous avons un gouvernement conservateur minoritaire pour une deuxième fois de suite. Certains diront que c’est 300 millions de dollars dépensés pour revenir au même résultat. Personnellement, je crois que la démocratie ne se chiffre pas en dollars. Une des meilleures analystes politiques au Canada, Chantal Hébert, a dit : « Les élections, c’est comme donner un bulletin scolaire à chacun de nos politiciens et que ces bulletins contenaient des messages. » Stephen Harper a donc reçu le message que les Canadiens n’ont pas suffisamment confiance en lui pour lui donner un gouvernement majoritaire. Stéphane Dion s’est fait dire qu’il n’était tout simplement pas un bon leader. Pour ce qui est de Jack Layton, il est bien gentil mais les Canadiens ne comptent pas sur lui comme chef de gouvernement. Gilles Duceppe pour sa part a été égal à lui-même, soit le bon élève qui réussit bien. Quant à Elizabeth May, elle aura au moins réussi le tour de force d’attirer l’attention sur elle-même sans toutefois se faire élire. Les Conservateurs continueront donc à gouverner le Canada un peu moins minoritaire que dans le dernier Parlement, mais toujours sous haute surveillance. Voilà le verdict de la démocratie canadienne.

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06 octobre 2008

9-10. Les débats des chefs

235234523Deux débats un peu différents. Le premier débat des chefs était inhabituel, rien d’étonnant lorsque dans un débat en français on a trois des cinq chefs qui sont anglophones et dont une parle un français particulièrement rudimentaire. On aura déjà vu des débats plus enlevants, peut-être était-ce cette table ronde conciliante qui a refroidi le débat ? Bref, comme il fallait s’y attendre le débat se disputait à quatre contre un, monsieur Harper se faisant attaquer de tous les côtés. En parlant de Harper, il semblait trouver la table très intéressante puisqu’il la fixait tout le temps, même lorsqu’il parlait. Peut-être que la caméra était trop intimidante ou c’était simplement qu’il trouvait les spectateurs indignes de son regard bleu. À certains moments, le débat lui semblait presque ennuyant, un instant, il a même été dans la lune, monsieur Bureau a dû le ramener sur terre quand c’était à son tour de parler. Sans oublier ce nouveau concept de questions du public, dont la plupart n’étaient jamais vraiment répondues. Certaines étaient même étranges : « Donnez une qualité de la personne à votre gauche » Wow! Sommes-nous dans un débat politique ou dans une classe de maternelle? Bien entendu, les chefs ont presque tous retourné cette question en leur faveur en nommant une qualité de leur voisin de gauche, mais en finissant toujours par se vanter eux-mêmes. Certains ont cependant mieux performé que d’autres comme Jack Layton qui m’a agréablement surpris ou encore Stéphane Dion qui a fait mentir tous ceux qui disaient qu’il ne prendrait pas sa place dans le débat. Quant à Gilles Duceppe, égal à lui-même, il a livré une bonne performance digne de son expérience. Elizabeth May, malgré son français, a démontré beaucoup d’intérêt et d’ardeur surtout lorsqu’elle attaquait monsieur Harper. Ce dernier complètement absent, passif et nonchalant, a résisté tant bien que mal aux attaques multiples. Il s’est cependant rattrapé le lendemain lors du débat en anglais durant lequel il était beaucoup plus actif. Il se défendait avec plus d’ardeur et s’est même permis d’attaquer certains de ses adversaires. Elizabeth May, beaucoup plus confortable dans sa langue, a démontré encore énormément d’ardeur, mais cette fois elle a réussi à porter ses attaques de façon convaincante. Par contre, c’était Stéphane Dion qui était absent, son anglais peu fluide et manquant de naturel l’a pénalisé lourdement, contrairement à Gilles Duceppe qui se débrouille très bien en anglais, ce qui lui a permis d’envoyer quelques bonnes attaques bien placées à l’endroit de Stephen Harper. Encore une fois, l’étoile du match a été Jack Layton qui s’est encore plus démarqué que dans le débat en français. Il a attaqué Stephen Harper sur tous les points allant même jusqu'à le qualifier d’incompétent quand il était question de la crise économique. Bref, un débat en anglais beaucoup plus intéressant que celui en français.

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28 septembre 2008

7-8. Harper et les jeunes contrevenants

Stephen Harper n’y va pas de main morte. En effet, lundi dernier, il déclaré que si le Parti Conservateur était élu majoritaire, il modifierait la loi actuelle sur les jeunes contrevenants en ce qui concerne les crimes graves comme le meurtre ou l’agression sexuelle. La loi actuelle ne permet pas d’emprisonner un mineur peu importe la nature du crime qu’il a commis. Stephen Harper prétend vouloir s’attaquer au problème de la criminalité en proposant une modification à cette loi, ainsi les jeunes de 14 ans ou plus qui commettraient un crime grave seraient passibles de peines d’emprisonnement, comme les adultes, pouvant aller jusqu’à la prison à vie. Cependant, l’âge minimum d’emprisonnement pourrait varier puisque Stephen Harper pense qu’il revient aux provinces d’en décider. Au Québec, l’âge minimal pour aller en prison avec cette nouvelle loi serait de 16 ans. La lutte contre la criminalité proposée par le chef du Parti Conservateur ne se limite pas qu’à des peines d’emprisonnement. En effet, Stephen Harper veut aussi augmenter jusqu’à 10 millions de dollars par année les subventions aux programmes de réhabilitation des jeunes criminels et de prévention de la criminalité juvénile. Le Premier ministre trouve inconcevable le fait que certains jeunes contrevenants ne soient pas réhabilités, mais du même souffle il affirme qu’un jeune contrevenant ne sera réhabilité seulement s’il reconnaît son crime. Stephen Harper pense donc que des sentences plus lourdes contre les jeunes criminels leur feraient reconnaître la gravité de leurs crimes plus vite et qu’ils seraient par la suite en mesure de mieux se réadapter. « Le gouvernement conservateur croit à la prévention et à la réadaptation des jeunes contrevenants. Mais on croit aussi qu'il faut les tenir responsables de leurs actes et dissuader les autres de commettre des actes criminels », a-t-il déclaré. Bien entendu ce projet de loi a suscité de nombreuses réactions dans les camps adverses, Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois, a déclaré : « L'université du crime, pour un enfant de 14 ans, cela s'appelle la prison, mettez-le là, vous êtes sûr qu'il va sortir comme un criminel endurci. Ça n'a pas de bon sens! ». Stéphane Dion, chef du Parti Libéral, s’est aussi opposé à ce projet de loi en prétendant que ce n’est pas de cette façon qu’il faut s’attaquer au problème de la criminalité chez les jeunes. Il fait plutôt valoir l’importance de s’attaquer à la pauvreté, la vraie source du problème selon lui. Au Québec, où l’accent est mis sur la réhabilitation depuis longtemps, l’opposition à ce projet de loi est quasi unanime, même l’Association des policiers du Québec se dit en désaccord avec cette proposition.

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14 septembre 2008

1. Élections canadiennes

Depuis le 7 septembre dernier, le Canada est officiellement en élections. Les 5 partis nationaux dans la course sont le Parti Libéral de Stéphane Dion, le Bloc Québécois de Gilles Duceppe, le Nouveau Parti Démocratique dirigé par Jack Layton, le Parti Vert de Elizabeth May et bien entendu le Parti Conservateur de Stephen Harper. Ce dernier, bien souvent comparé à George W. Bush, compte bien former un gouvernement majoritaire. Stéphane Dion nous propose son plan vert et au plan personnel, il doit convaincre le Canada et son parti qu'il est un véritable leader. Quant à Gilles Duceppe, il essayera de maintenir une présence forte de députés souverainistes pour défendre les intérêts du Québec à Ottawa. Jack Layton pour sa part, veut faire de son parti la véritable alternative aux Conservateurs à la place des Libéraux. Enfin, quant au Parti Vert, l'objectif est plus modeste : augmenter le pourcentage de votes et faire élire sa chef. Au Québec, à l'extérieur de Montréal, la lutte se fera entre le Bloc Québécois qui détient la majorité des sièges et le Parti Conservateur qui a fait une percée dans la région de Québec aux dernières élections. Ce dernier espère faire des gains dans les régions représentées par l'ADQ au niveau provincial. À Montréal la situation est différente, la lutte se fera entre le Parti Libéral et le Bloc Québécois avec un nouveau joueur, le NPD qui y a fait élire son premier député lors d'une élection partielle.

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